Qu'est ce que l'EMDR ?

Le sigle EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) se traduit littéralement par «désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires ».

 

Toutefois, l'appellation française officielle est intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires - bien que l'on s'en tienne généralement à EMDR.

 

Mise au point dans le courant des années 1980, l'EMDR est spécifiquement reconnue pour le traitement des personnes ayant subi des traumatismes importants, et souffrant du syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

Les mécanismes de l'EMDR

Grâce au processus neurologique mis en oeuvre par cette thérapie, le cerveau « intègre » ou « digère » les résidus dysfonctionnels du passé jusque-là restés insidieusement éveillés.

 

À la suite de cela, les souvenirs sources d’angoisse diminuent progressivement leur charge affective, en mettant fin à la souffrance et aux réactions généralement associées (crises de panique, peurs incontrôlées, anxiété, compensations de toutes sortes, etc.).

Au fil des années la pratique de  l'EMDR s’est étendue aux phobies et aux affects dépressifs, suivant l’idée qu'un grand nombre de problèmes personnels découlent d'expériences difficiles vécues dans l'enfance et même dans la vie intra-utérine.

 

Considérée comme une psychothérapie brève, l’EMDR nécessite une procédure et un cadre rigoureux.

 

Bien que la thérapie ait recours à des pratiques psychothérapeutiques classiques, sa caractéristique est l'utilisation de la stimulation double (visuelle, auditive ou tactile).

 

Tandis que la personne replonge intensément dans ses souvenirs, le thérapeute intervient régulièrement pour provoquer une stimulation sensorielle, comme déplacer rapidement ses doigts devant les yeux de la personne qui doit alors les suivre tout en gardant la tête fixe.

Anne Marie Piffaut

La psychothérapie positive !